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P. TSCHAIKOWSKI, Concerto pour violon en ré majeur, Op. 35, N. MILSTEIN, OSR, E. ANSERMET, 14 octobre 1959

P. TSCHAIKOWSKI, Concerto pour violon en ré majeur, Op. 35, N. MILSTEIN, OSR, E. ANSERMET, 14 octobre 1959
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Description

Peter TSCHAIKOWSKI, Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 35, Nathan MILSTEIN, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest ANSERMET, 14 octobre 1959, Victoria-Hall, Genève

 

Peter Tschaikowski compose ce concerto en mars et avril 1878, à Clarens - au bord du Lac Léman - où il était en séjour pour des raisons de santé. C'est resté son seul concerto pour violon. La première audition eut lieu à Vienne (Autriche), le 4 décembre 1881, avec le violoniste Adolf Brodsky et l'Orchestre Philarmonique de Vienne sous la direction de Hans Richter.

Une courte description:

"[...] C'est un véritable hommage au violon, dont tous les moyens sont ici magnifiquement mis en valeur - mis à l'épreuve aussi... Tour à tour le soliste y apparaît gonflé de lyrisme, parfois jusqu'à l'emphase, ou tout au contraire un virtuose superbe, parfois jusqu'à la sèche volubilité.

Le premier mouvement, de loin le plus important puisqu'il occupe à lui seul la première moitié de l'oeuvre, commence Allegro moderato. Une simple introduction aux cordes amène le motif principal, où le violon solo, après un brillant départ, tourne court dans le second motif, d'un sentimentalisme presque fade. Mais nous ne sommes qu'au quart du mouvement, dont toute la suite est un étincelant modèle d'écriture musicale et de technique instrumentale, qu'on entend avec plus d'admiration que d'émotion.

Le second mouvement apporte un complet changement d'atmosphère. Cette canzonetta, d'une tendresse ravissante, tire des effets délicieux de l'usage habile des timbres: les bois, les cordes avec leur sourdine, tous s'y mêlent doucement, naturellement, sans excès de lyrisme ni de virtuosité, dans une cantilène tout imprégnée de parfums et de tiédeur. Elle s'éteint doucement lorsque, sans transition, éclate la pleine lumière du Finale. Mais bientôt l'orchestre s'arrête, et le violon solo se lance dans une brillante «cadence» qui introduit le thème principal, une danse cosaque caractéristique développée pendant 92 mesures, après lesquelles le thème secondaire apparaît, comme une pressante objurgation à la joie. Tout le développement qui suit nous plonge dans la vivante atmosphère d'une fête villageoise, où la brillante kermesse cède par instants le pas à de tendres évocations pastorales des bois. La conclusion est un véritable feu d'artifice technique. [...]"

citation extraite d'un texte publié au verso de la pochette du disque La Voix de son maître FBLP 1008 avec ce concerto dans l'interprétation de Jascha Heifetz et de l'Orchestre Philarmonia dirigé par Walter Susskind.

 

 

 

Le mercredi 14 octobre 1959 Ernest ANSERMET dirigeait "son" Orchestre de la Suisse Romande dans un concert donné au Victoria-Hall de Genève, avec Nathan MILSTEIN en soliste dans le Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 35, de Peter Tschaikowski (en première partie du concert: Mozart - Adagio et Fugue pour cordes - et Beethoven - Symphonie pastorale; en seconde partie: Tschaikowski - Concerto pour violon - et Manuel de Falla - trois Danses du «Tricorne»). Le concert avait également été donné la veille à Lausanne.

 

Deux échos de la presse de l'époque:

a) JOURNAL DE GENÈVE, No 241, 15 octobre 1959, page 9, Rubrique ARTS ET LOISIRS, chronique de Franz Walter

"[...] AU VICTORIA-HALL

Ernest Ansermet et Nathan Milstein ouvrent la saison des concerts de l'abonnement.

[...]

Exécution prodigieuse, après l’entracte, du concerto de Tchaïkowsky par Milstein. Cet artiste qui dispose d’une sonorité dont le vélouté est d’une extraordinaire séduction, ainsi que d’un archet d’une incroyable volubilité - avec quelques passagères rugosités qu'il n'avait pas autrefois - possède également des doigts dont la dextérité semble tenir de la sorcellerie. Il jeta du feu et du panache dans l'interprétation de ce concerto enlevé dans un mouvement trépidant et irrésistible. On en sortit absolument ébloui mais aussi un peu étourdi, avec l’impression que Milstein, ayant joué quelques centaines de fois ce concerto, est capable de l’exécuter chaque année un peu plus vite et que la griserie de la vitesse l'emporte sur tout le reste. J'ai pour ma part attaché beaucoup plus de prix à l’atmosphere sonore inouïe de délicatesse expressive que l’artiste a su faire régner dans le mouvement lent de ce concerto.

[...]

Franz Walter. [...]"

b) Gazette de Lausanne, Vendredi 16 octobre 1959, page 5, Rubrique LE PAYS DE VAUD, Chronique de Jean Balissat

"[...] La semaine musicale

Premier concert de l'OSR

E.Ansermet et N.Milstein

[...]

Soliste de la soirée, Nathan Milstein jouait le «Concerto pour violon» de Tschaïkowsky, dont il nous donna une interprétation transcendante, triomphant avec la plus déconcertante facilité des terribles embûches techniques dont cette oeuvre est parsemée. Mais son exposé, loin d’être seulement le fait d’un virtuose, fut également celui du musicien, sensible à la nature de l'oeuvre jouée et soucieux de la mettre en valeur à tous points de vue. La délicatesse et le charme qu’il mit dans son interprétation de la «Canzonetta» le démontra clairement. Frappé par la qualité des exécutions qui lui furent présentées, le public se montra particulièrement chaleureux ce soir-là, rappelant longuement chef et soliste.

Jean Balissat. [...]"

 

À souligner: ces compte-rendus et documents sont rendus accessibles grâce à l'admirable banque de données du quotidien Le Temps permettant de rechercher dans les archives de la Gazette de Lausanne et du Journal de Genève, et ceci sur les 200 ans passés!!

 

 

On connaît une dizaine d'autres enregistrements de cette oeuvre avec Nathan Milstein et divers chefs d'orchestre, voir par exemple cette page du site de Youngrok Lee pour plus de détails.

 

Le concert donné au Victoria-Hall fut diffusé pour la première fois en direct sur l'émetteur de Sottens, dans le cadre du traditionnel concert du mercredi soir (ref.: Gazette de Lausanne, 14.10.1959, page 4, rubrique «Les belles auditions», et Journal de Genève, 14.10.1959, page 11, rubrique «À la radio»).

 

L'enregistrement que vous écoutez:

Peter Tschaikowski, Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 35, Nathan Milstein, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet, 14 octobre 1959, Victoria-Hall, Genève

  1. Allegro Moderato            16:35 (-> 16:35)
  2. Canzonetta: Andante         06:26 (-> 23:01)
  3. Finale: Allegro Vivacissimo   08:32 (-> 31:33)

Provenance: Radiodiffusion (Archives Radio Suisse Romande RSR).

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